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Le FC Metz en déroute contre Auxerre (0-1)

06 novembre 2018 à 01h20 Par Axel Watrin
Frédéric Antonetti, entraîneur du FC Metz, après FC Metz - AJ Auxerre (0-1)
Crédit photo : Axel Watrin / Direct FM

De pâles Messins ont lâché prise ce lundi face à des Auxerrois appliqués. Bien que toujours leaders de la Ligue 2, Frédéric Antonetti et ses joueurs ont concédé une deuxième défaite à domicile en championnat. Inquiétant ? 

Se relever de l’élimination maussade en Coupe de la Ligue mercredi dernier : telle était la volonté du coach messin Frédéric Antonetti contre l’AJA, seulement 18ème du classement à l’aube de cette 13ème journée. Tard dans la soirée ce lundi, le FC Metz s’est finalement engouffré un peu plus dans l’abysse. Et a mis tous les ingrédients pour.

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Ce week-end, le tacticien corse avait d’ailleurs pointé la justesse technique de son opposant du soir, et ciblé entre autres Romain Philippoteaux et Julien Féret comme les dépositaires du jeu bourguignon. Le récit de la première période ne lui a pas donné tort. Au quart-d’heure de jeu, sur une remise en retrait très hasardeuse de Laurent Jans, le premier nommé n’était pas loin de profiter de l’offrande du Luxembourgeois. Le second allait ensuite se montrer décisif. Une inspiration géniale de l’ancien organisateur de l’ASNL mettait sur orbite Rémy Dugimont, qui se jouait d’Alexandre Oukidja d’un subtil ballon piqué (0-1, 32’). Incapables de se montrer dangereux dans la moitié de terrain adverse, les Messins récoltaient une ouverture du score justifiée, au regard d’un manque de rigueur technique jusque-là inconnu chez les Grenats.

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Tout un paradoxe, le portier lorrain a écrit ce lundi sa plus belle partition depuis son arrivée sur les bords de Moselle. Dans la foulée de l’ouverture du score, l’ancien Strasbourgeois gratifiait Saint-Symphorien d’un arrêt réflexe de grande classe sur un corner adverse (35’). Mais le Nivernais a surtout donné un sursis à ses partenaires, en arrêtant le pénalty de Philippoteaux, consécutif à une faute dans la surface de Stoppila Sunzu (44’).

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Pour éteindre l’incendie, Frédéric Antonetti lançait à la mi-temps ses deux pompiers de service improvisés, Victorien Angban et Ivàn Balliu qui remplaçaient de décevants Marvin Gakpa et Laurent Jans. Mais c’est encore Alexandre Oukidja qui se distinguait dans le deuxième acte, claquant sous sa barre une tête adverse sur l’un des 10 corners auxerrois de la partie (72’). De l’autre côté du terrain, le meilleur buteur messin Habib Diallo était sevré de ballons, la faute à un système bourguignon bien en place, qui mettait à mal les milieux du FC Metz. À l’image d’un Renaud Cohade, habituel animateur de l’entrejeu grenat, qui a connu une soirée épouvantable, ou d’un Ibrahima Niane pas en réussite sur la seule occasion messine de la rencontre. Un centre-tir du nouvel entrant Ablie Jallow que le Sénégalais ne pouvait reprendre au second poteau, impeccablement stoppé par Samuel Souprayen (78’).

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« Désagréablement surpris » de la prestation de siens, Frédéric Antonetti peut se creuser la tête. Au sortir des vestiaires, l’entraîneur a avoué ne pas avoir vu venir la pire partie de ses joueurs depuis l’ouverture du championnat, malgré un effectif seulement amputé d’Opa Nguette. Spectateur inerte de la troisième défaite du FC Metz en Ligue 2, il devra pourtant trouver un remède à ces maux dès ce vendredi et un déplacement sur la pelouse de Châteauroux. Bafoués par deux fois en six jours, Metz et son statut de leader de la Ligue 2 ne semblent plus si inaccessibles que cela. Pour les joueurs, cueillis à domicile par le 18ème du championnat, le doute s’est assurément installé.

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Réaction

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Certainement le meilleur messin sur la pelouse de Saint-Symphorien ce lundi, le gardien Alexandre Oukidja a permis à ses coéquipiers de garder la tête hors de l’eau, en détournant un pénalty juste avant la mi-temps. Mais la révolte qui aurait du suivre n’a pas eu lieu. Face à la presse, le portier a déploré un manque de détermination parmi les siens.

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